Rencontre avec Fabien Lecuona, promo 2011

octobre 17, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

A Singapour, j'ai pu rendre visite à Fabien Lecuona, ex-président du BDEsperados (2009-2010) et de la promotion Jeanneteau, en Asie depuis maintenant 2 ans. Depuis le début chez Marinelec, société française qui conçoit de l'électronique de sécurité pour navires, il est le seul représentant en Asie et se charge de développer le business de l'entreprise dans cette partie du Monde tout en faisant un peu de technique, pour ne pas oublier d'où il vient.

Qu'est-ce qu'un ingénieur pour toi ?
"Selon moi, un ingénieur est quelqu'un qui va répondre à un besoin ; c'est celui qui va trouver la solution au problème posé. Il doit être à l'écoute, avoir une vision globale et la capacité de s'adapter."

Une expérience marquante à nous raconter ?
"Oui, mon arrivée à Singapour après seulement deux mois d'expérience de travail et un Anglais assez moyen. Une semaine après j'avais déjà plein de rendez-vous avec afin de promouvoir Marinelec et je ne pouvais pas me tromper ! En face, il y avait le ministre délégué aux entreprises, l’ambassadeur français et d'autres entreprises françaises du secteur."

As-tu eu à renoncer à quelque chose ?
"Oui, j'ai eu l'opportunité de changer d'entreprise, toujours dans le domaine de la marine mais avec un aspect plus mécanique. Je pouvais donc devenir directeur de la filiale ici à Singapour, toujours pour couvrir toute l'Asie. Mais je souhaitais garder le côté électronique de ma mission pour ne pas oublier ma formation et je voulais également aller au bout de ma mission, qui était de monter toute la structure et faire en sorte qu'on soit rentable. Je veux pouvoir dire à mon entreprise quand je pars que tout est propre et prêt."

Comment envisages-tu ton avenir professionnel ? As-tu des rêves ?
"Je n'ai pas besoin de rêver actuellement car tout se passe très bien ! Je veux garder cet aspect commercial et technique à la fois et, plus tard pourquoi pas, avoir un côté management pour pouvoir gérer une équipe."

Penses-tu qu'il y ait des opportunités en Asie pour les ingénieurs français ?
"Oui, je pense que l'ingénieur français est très bon. Mais à Singapour, ils forment également de très bons ingénieurs donc je pense qu'il faut pouvoir apporter sa valeur ajoutée. J'ai l'impression qu'ici les gens sont assez bornés et aiment faire la même tâche. Ce qu'un ingénieur français pourrait amener est son ouverture d'esprit et son adaptabilité."

Un conseil pour les étudiants ?
"Profitez de vos années à l'ESEO pour avoir une vision d'ensemble du technique. Profitez aussi du temps libre pour pouvoir vous informez de tout ce qui vous entoure et tout ce qu'il se passe dans le monde pour combiner technique et ouverture d'esprit.
Pour ceux qui souhaitent avoir un rôle plus commercial : je n'ai pas fait de bi-diplôme et je bosse dans le commerce. Je pense que si vous en avez vraiment l'envie, il faut le tenter !"

Rencontre avec Christophe Lamy, promo 1983

octobre 11, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Durant mon séjour à Singapour, j'ai rencontré Christophe Lamy, de la promo Rutherford, qui m'a chaleureusement accueillie et hébergée quelques nuits.

Quelles sont, selon toi, les qualités essentielles d'un ingénieur ?
"Pour moi, un ingénieur est avant tout un scientifique qui travaille sur des choses concrètes, par exemple une application, un produit avec une utilisation directe dans la société..."

Est-ce que l'ESEO t'a aidé, poussé à aller en Asie ?
"Non. A l'époque j'étais plutôt casanier ; je viens de Nantes, j'ai fait mes études à Angers et mon premier poste était chez Thomson à Angers. Puis, par le biais de Thomson, j'ai eu une opportunité pour aller travailler en Allemagne. Et c'est comme ça que ça a commencé !"

As-tu une expérience marquante à raconter ?
"Oui, la Corée, où je suis resté de 2007 à 2008, pour travailler sur la première télé connectée à Internet. Le labo dans lequel je travaillais bossait jour et nuit et il y avait énormément de différences culturelles et beaucoup d’agressivité de la part du client, qui est roi là bas."

Qu'en est-il du salaire en Asie ?
"Il est peut-être plus élevé, ça dépend de l'entreprise et des fonctions. Mais pour moi c'est d'abord le développement de soi-même et le fait de brasser d'autres idées, de découvrir de nouvelles choses dans les différents pays qui sont le plus importants. Le salaire ne fait pas tout !"

Penses-tu qu'il y ait des opportunités en Asie pour les ingénieurs français ?
"L'Asie compte de nombreux pays dynamiques et il y a de quoi faire ! Il y a beaucoup d'échecs, notamment au niveau de la création d'entreprises mais le système est très tolérant et on peut donc redémarrer et recréer à partir du moment où l'ont peut prouver qu'on a réglé nos problèmes."

Ton expatriation est-elle temporaire ?
"Oui, depuis vingt ans ! J'ai commencé par trois ans en Allemagne, puis de trois ans en trois ans, cela fait maintenant vingt ans que j'ai quitté la France."

As-tu rencontré des difficultés lors de ton expatriation ?
"Oui, au début on plonge dans un nouveau pays, sans aucun repère et au bout de cinq-six mois, on sort la tête de l'eau et on fonctionne dans le nouvel environnement. Certains n'arrivent parfois pas à sortir la tête de l'eau comme quelques personnes que j'ai vues en Corée qui sont repartis au bout d'un certain temps car ils n'arrivaient pas à s'adapter !"

Pourquoi s'expatrier et pourquoi l'Asie ?
"Je n'aime pas trop la routine, j'aime bien quand ça change ! Alors on se pose un challenge et on découvre. On découvre de nouvelles personnes, de nouvelles façons de faire. L'Asie m'attirait et j'aime la façon avec laquelle ils vivent. Ici le respect des gens est important."

Un conseil pour les étudiants ?
"Bougez et créez votre entreprise !"

Rencontre avec Stéphane Arlhac, promo 2003

octobre 6, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Ayant quitté Hong-Kong pour rejoindre Singapour, j'ai donc rencontré de nouveaux visages dont celui de Stéphane Arlhac, de la promo Raman, travaillant actuellement pour Sungard en tant qu’infrastructure manager.

Quelles doivent être les qualités d'un ingénieur selon toi ?
"Pour moi, un ingénieur sait comprendre, analyser et résoudre des problèmes. J'ai deux ingénieurs qui travaillent avec moi et c'est vrai que cela n'a rien à voir avec le reste."

Raconte nous tes débuts.
"J'ai tout d'abord commencé chez Thalès, où j'ai passé trois ans en tant qu'ingénieur d'intégration et validation. Puis j'ai trouvé un VIE à Chicago dans ma boîte actuelle : Sungard. J'y suis également resté trois ans pour arriver ensuite à Singapour, qui m'avait beaucoup plu après un voyage passé là-bas. Cela fait maintenant depuis 2010 que je suis ici."

Pour toi, y a-t-il une famille ESEO ?
"Oui, et on l'a bien vu au repas que tu organisé l'autre soir ! On parle le même langage et on est contents de se rencontrer ou retrouver."

As-tu eu à renoncer à certaines choses durant ta vie professionnelle ?
"Oui, et notamment en venant ici car on se coupe un peu de sa famille et de ses amis... Ma femme est américaine, donc ça fait 27 heures d'avion pour aller voir sa famille ! Donc oui, on a dû faire quelques concessions..."

Quels sont tes rêves ?
"En arrivant ici, je suis devenu manager. Je trouve que je travaille déjà beaucoup mais au dessus de moi c'est encore pire ! Je ne suis donc pas sûr de vouloir aller plus haut car cela signifie encore plus de sacrifices. Je pourrais donc soit changer changer de secteur, soit monter et faire des sacrifices ou bien tout arrêter et ouvrir une boulangerie Paul à Miami !"

Que penses-tu des salaires en Asie ?
"Au Japon, tu peux très bien gagner ta vie. Je pensais qu'on pouvait pas mal gagner sa vie ici mais c'est plutôt faux. En France, on peut avoir des salaires plus élevés, même si on doit payer des taxes. Il ne faut pas faire de calcul brut ; ici, ce que je touche est plus élevé qu'en France, mais je n'ai pas de retraite, pas de chômage etc."

Penses-tu que l'Asie offre des opportunités aux ingénieurs français ?
"Je pense que c'est grand ouvert. Hormis le Japon et l'Australie, je pense qu'il y a un manque de compétences en Asie. Ici, j'ai l'impression que c'est assez difficile de trouver des gens qui savent vraiment réfléchir en technique, donc pour des profils comme les nôtres, je pense que c'est grand ouvert !"

Pourquoi t'es-tu expatrié et pourquoi l'Asie ?
"En France, le taux de chômage était assez élevé, il y avait une certaine morosité mais ce n'est pas vraiment pour ça que je suis parti. Je suis parti pour aller voir ce qu'il se passe ailleurs et j'ai vu beaucoup de choses, que ce soit aux Etats-Unis ou en Asie. Je trouve que c'est vraiment important, que ce soit pour l'ouverture, pour le boulot et aussi pour l'Anglais !
Pourquoi l'Asie ? Ici, on signe toutes les semaines, il y a sans cesse de nouvelles opportunités, les effectifs grossissent. Alors qu'en France, il y a plus de compétition et il est difficile de se démarquer."

Un conseil pour les étudiants ?
"Le VIE est à saisir ! Et partez à l'étranger tant que vous êtes jeunes !"

Un mot sur le projet ?
"Ce projet est bien pour ceux qui ne savent pas trop où ils vont, cela permet de montrer des expériences concrètes, et notamment des expériences à l'étranger. Je pense aussi que je pourrais éventuellement en aider certains si il y en a qui cherchent à faire un stage à l'étranger."

Rencontre avec Antoine Boucherie, promo 2011

septembre 29, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Durant les beaux jours à Hong-Kong, j'ai également pu interviewer Antoine Boucherie, diplômé il y a deux ans, sur le rooftop de l'IFC (International Finance Centre), un des nombreux gratte-ciel de Hong-Kong situé à Central.

Comment es-tu arrivé à Hong-Kong ?
"Je suis arrivé à Hong-Kong en 2010, à l'occasion de l'année bi-diplômante à City U, proposée par l'ESEO. Après cette année, j'ai eu la chance d'avoir le choix en ce qui concerne mon stage de fin d'études : j'avais trouvé une offre dans une PME et un poste chez AXA m'avait été proposé grâce à mon réseau. J'ai finalement choisi AXA, où je travaille encore actuellement en tant qu'ingénieur solution center."

Pour toi, qu'est-ce qu'un ingénieur ?
"Selon moi, un ingénieur est quelqu'un qui a appris à apprendre et à s'adapter. Il sait aussi prendre du recul sur ses projets pour avoir une vision d'ensemble et pour pouvoir travailler avec tous les acteurs de ce projet."

Y a-t-il une famille ESEO pour toi ?
"Je dirais que oui, mais elle réside surtout dans la cohésion dans chaque promo et avec les promo voisines, notamment grâce aux assoc. La famille et le réseau sont très importants et je pense que l'on devrait plus s'en servir !"

Qu'en est-il du salaire en Asie ?
"Ici les PME payent au solaire local, c'est-à-dire assez bas. Les entreprises françaises, quant à elle, payent aussi bien qu'à Paris et on est payé en net, pas en brut, ce qui fait que l'on gagne 20 à 30% de plus. Après il faut prendre en compte le fait qu'il n'y a pas de chômage, pas de sécurité sociale, etc."

Quelles sont les différences culturelles en comparaison avec la France ?
"Ils sont assez matérialistes ici. Et niveau travail, c'est très hiérarchisé, il y a donc moins de prises d'initiatives. L'ambiance n'est pas tous les jour très sympathique au travail..."

Un conseil pour les étudiants ?
"Foncez ! Et essayez de faire votre propre expérience à l'étranger !"

Rencontre avec Quentin Pellé, promo 2008

septembre 16, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Durant mon mois à Hong-Kong, j'ai aussi fait la connaissance de Quentin Pellé, promo Zeeman, qui m'a accueillie sur son lieu de travail, dans l'Exchange Tower, à Kowloon Bay.

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Quelle est ton expérience en Asie ?
"Je suis d'abord arrivé à Hong-Kong en septembre 2008, pour effectuer l'année de bi-diplôme à City U. Je suis ensuite resté faire mon stage ici et j'ai commencé en tant qu'ingénieur informatique, responsable d'applications. J'étais notamment en charge d'un système centralisé de gestion d'entreprise qui regroupe les achats, ventes, contrats, la gestion de projets.
A présent je suis toujours ingénieur informatique dans une plus petite structure locale appelée Zeeva."

Est-ce que l'ESEO t'a poussé ou aidé à aller en Asie ?
"Je ne dirais pas pousser mais l'école m'a bien aidé en créant ce bi-diplôme avec City Univercity. C'était une belle aubaine et je ne regrette pas !"

As-tu une expérience marquante ?
"J'ai d'abord commencé mon expérience à Hong-Kong chez Fujitsu, à travailler dans la téléphonie mobile. Au d'un certain temps, je me sentais un peu comme noyé dans la masse et je trouvais que je manquais de responsabilités. J'ai donc préféré changer et j'ai opté pour une plus petit structure, qui offre beaucoup plus de responsabilités."

Que penses-tu du salaire en Asie comparé avec celui en France ?
"Il n'est pas du tout équivalent. Ici, je bosse dans une petite boîte locale et j'ai un salaire supérieur à un employé local. Par contre, mon salaire est 30 à 40% moins élevé qu'un salaire en France, mais il ne faut pas oublier qu'à côté, je n'ai pas de charges à payer !"

Penses-tu qu'il y ait des opportunités en Asie pour les ingénieurs français ?
"Je pense qu'il y en a dans les boîtes françaises, oui. On dit qu'il y a de plus en plus d'ingénieurs asiatiques mais ceux-ci manquent peut-être parfois de professionnalisation. Les ingénieurs français, s'ils sont spécialisés dans un domaine en particulier, ont un gros potentiel d'être recrutés, et encore plus par des entreprises françaises ou européennes."

Y a-t-il pour toi beaucoup de différences culturelles ?
"Au début, tout nous choque. Evidemment, il y a beaucoup de différences culturelles ! Mais maintenant, je ne m'en rends pas trop compte... C'est à présent lorsque je rentre en France que j'ai quelques chocs culturels !"

As-tu un conseil pour les étudiants ?
"Si vous avez un rêve, allez-y ! N'abandonnez jamais et allez jusqu'au bout !"

Rencontre avec Boris Roux, promo 2011

septembre 7, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

De la promo Jeanneteau, j'ai également pu interviewer Boris Roux, qui m'a accueillie chez lui à Aberdeen, une ville portuaire de Hong-Kong que je n'avais pas encore découverte.

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Quand es-tu arrivé en Asie ?
"Je suis arrivé en Asie il y a trois ans, pour faire le bi-diplôme à City University de Hong-Kong. Je suis ensuite resté pour y faire mon stage de fin d'études chez Jenzen en tant que développeur et je travaille maintenant en tant qu'IT manager pour une compagnie d'assurances pour expatriés."

Pour toi, quelles sont les qualités essentielles d'un ingénieur ?
"Un ingénieur est quelqu'un qui a un esprit très ouvert et qui rassemble des connaissances techniques mais aussi de management. C'est un communiquant et il doit être à l'écoute de tout le monde. Je pense qu'un bon ingénieur doit également avoir un bon esprit de synthèse et la capacité de pouvoir se former en permanencer pour rester à la page et évoluer."

Que penses-tu du métier de l'ingénieur dans trente ans ?
"Les principes seront les mêmes, mais je pense qu'il nous faudrait des ingénieurs dans plus de secteurs, tel que la politique. Je pense qu'on a besoin d'ingénieurs qui connaissent les entreprises, les secteurs d'activité et qui sachent alors quoi faire pour assurer le bon développement d'un pays.Je pense qu'ils ont une carte à jouer au niveau national."

Y a-t-il une famille ESEO pour toi ?
"Au niveau de l'expatriation peut-être, mais par exemple ici à Hong-Kong, ce sont plus des groupes. Cela reste très intéressant de pouvoir partager ses expériences quand on arrive dans une ville qui nous est alors inconnue. De même, si un étudiant ou un diplômé est à la recherche d'un stage ou d'un emploi à Hong-Kong, je répondrais volontiers à sa demande et essayerais de l'aider comme je peux.
C'est ça pour moi un réseau, un ensemble de personnes qui peuvent s'entre-aider car elles connaissent la qualité des ces personnes qui le constituent. L'ESEO représente pour moi un gage de qualité donc en aidant quelqu'un, on a peu de chances de se tromper sur ses compétences."

Quelle fut ton expérience la plus marquante ?
"Mes débuts chez Abacare. A mon arrivée, on m'a donné beaucoup de responsabilités d'un coup, alors qu'en France ça ne serait pas arrivé. Au début, je ne savais pas trop comment m'y prendre, mes premières nuits ont été difficiles et puis on s'y fait très vite. On apprend à travailler avec les gens, avec de nouvelles façons de penser. Expérience intense mais très enrichissante."

Comment envisages-tu ton avenir professionnel ?
"Pour l'instant, j'espère rester là où je suis, même si à termes, je souhaiterais avoir plus de responsabilités bien sûr. Ce qui est bien à Hong-Kong, c'est qu'on fait confiance aux gens. On ne se base pas forcément sur un diplôme mais plutôt sur les expériences, donc même étant jeune, il est possible d'arriver à un très bon poste.
Par la suite, je pense peut-être monter ma boîte, étant donné qu'il est très facile de créer son entreprise ici, et cela ne coûte rien !"

Un conseil pour les étudiants ?
"Si on a les moyens de partir, il faut partir !"

Rencontre avec Bertrand Angibeau, promo ITII 9

septembre 3, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Rencontre avec Bertrand Angibeau, diplômé en 2002, qui a fait le parcours ITII, la formation en alternance proposée par l'ESEO.

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Comment et quand es-tu arrivé en Asie ?
"Je suis arrivé en Asie début 2008, où j'ai d'abord exercé en tant que directeur qualité dans une usine en Chine. Je travaille à présent pour une entreprise française basée à Hong-Kong donc je suis le représentant en Asie, ce qui sous-entend visites des usines, je règle les problèmes qualité sur place, ..."

Pour toi, quelles sont les qualités essentielles d'un ingénieur ?
"Un ingénieur doit avoir des connaissances techniques approfondies mais se doit d'être également un bon manager. Il est aussi capable de s'adapter à tout environnement."

Penses-tu qu'il y ait une famille ESEO ?
"Oui, de part le contacts avec les étudiants qui cherchent des stages par exemple. L'AESEO permet également de matérialiser ce réseau avec l'annuaire et je reçois de temps en temps des mails de l'école. Cela montre que les gens restent en contact et soudés entre eux."

Comment as-tu débuté ta carrière ?
"J'étais chez Thomson pendant ma formation ITII mais le passage en vrai poste a été un peu difficile car ils me percevaient de la même manière, alors que j'étais passé d'étudiant à diplômé. Puis, on m'a proposé un poste au siège social de Thomson à Paris, mais l'ambiance n'était pas des plus plaisantes et le salaire en dessous des mes attentes, surtout pour la capitale ! Ayant eu des contacts de fournisseurs en Chine chez Thomson, j'avais un contact qui recherchait quelqu'un pour s'occuper de la qualité en Chine. J'ai donc sauté sur l'occasion et c'est ainsi que je me suis retrouvé en Asie."

Quelle est ton expérience la plus marquante ?
"Mon arrivée dans cette usine en Chine. C'était un peu comme un deuxième service militaire : il n'y avait pas vraiment d'horaires de travail, les dortoirs ressemblaient avec des prisons avec leur porte en métal et le compteur électrique à l'extérieur. Les jeunes qui venaient y bosser quelque temps rentraient toujours très tard, de nuit, avec un seau et une valise. Je n'oublierai jamais ces images."

As-tu eu à renoncer à quelque chose durant ta carrière ?
"Oui, lorsque je suis arrivé en temps plein à Shenzhen, ma femme est restée en France un an parce que je ne savais si j'allais rester et puis la vie aurait été un peu dure pour elle là-bas. Après un an, j'ai pris un logement un Hong-Kong et ma femme a donc pu me rejoindre, même si je passais quelques jours par semaine à l'usine en Chine, et cela durant quatre ans !"

Qu'en est-il du salaire en Asie, comparé avec celui en France ?
"Quand je suis arrivé en Asie, mon salaire a fait un bond ! Puisque c'était une entreprise française, ce qui correspondait au salaire brut en France représentait pour moi un salaire net. De plus, ici il n'y a pas autant de taxes qu'en France. Pour la cotisation de la retraite, c'est nous-mêmes qui choisissons le pourcentage à payer, sachant que le minimum est fixé à 5%. Au retour en France, il est ensuite possible de récupérer cet argent."

As-tu rencontré des difficultés lors de ton expatriation ?
"J'en rencontre actuellement car il est très difficile d'obtenir un visa de nos jours, et cela se complique d'années en années ! J'ai de la chance car cela fait maintenant un peu de plus de cinq ans que je travaille en Asie, cela devrait donc pouvoir jouer en ma faveur. Mais pour ceux qui arrivent tout juste, cela semble plus compliqué, sauf si c'est pour une grande entreprise qui justifierait le besoin d'étrangers."

Un conseil pour les étudiants ?
"Suivez vos idées et faites ce que vous avez envie de faire !"

Rencontre avec Samuel Chereau, promo 2008

août 28, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Le 6 juin 2013, j'ai pu rencontrer Samuel Chereau, de la promotion Zeeman qui, lui aussi, m'a invitée dans les locaux de son entreprise et m'a montré quelques produits.

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Comment as-tu débuté ta carrière en Asie et comment l'envisages-tu dans les années à venir ?
"Le bi-diplôme avec City U, en partenariat avec l'ESEO, s'est terminé en juillet 2008 et je devais alors trouver un stage de fin d'études. C'est Pierre-Emmanual Surga, également diplômé ESEO qui avait trouvé Fargo et qui était donc en poste à l'époque. L'entreprise étant en train de croître à ce moment, ils avaient de nouveaux produits entrant sur le marché et cherchait donc des stagiaires. C'est donc dans cette entreprise que j'ai fait mon stage puis un CDD d'un an, qui a ensuite débouché sur un CDI. Je suis donc à présent chez Fargo depuis quatre ans et demi et travaille actuellement en tant que système application engineer.
Par la suite, je pense rester en Asie un peu plus longtemps, assez longtemps pour avoir ma carte de permanent residant. Je pense également rester dans mon entreprise et j'espère que celle-ci continuera dans sa lancée et qu'elle grossira et gagnera en renommé, de même pour mon poste !"

Quelle est ton expérience la plus marquante ?
"Mon expérience la plus marquante fut durant mes premières semaines chez Fargo. Je suis arrivé en octobre et, durant la première semaine, j'ai bien sûr découvert tout l'univers de l'entreprise, les produits, le principe Machine2Machine, ... Et dès ma deuxième semaines, j'ai été envoyé aux Etats-Unis pendant deux semaines afin de rencontrer les clients, les partenaires. Je devais prendre l'avion tous les soirs ! Ce fut une expérience très intense que je n'oublierai pas."

Quelles sont les qualités des ingénieurs français et penses-tu qu'ils ont encore des opportunités en Asie ?
"Je pense que l'ESEO nous apprend à apprendre facilement et rapidement, ce qui nous permet de nous adapter plus aisément. Un ingénieur doit également pouvoir réagir au problème qu'on lui porte et trouver une solution à ce problème.
Concernant les opportunités en Asie, je pense que les Français sont connus pour travailler correctement. Cependant, en Chine, il semble de plus en plus difficile de trouver un travail alors qu'à Hong-Kong, le nombre d'opportunités reste semblable. Si l'on va du côté de L'inde ou du Vietnam, il y aura là de plus en plus de postes qui vont se créer ou se libérer.
Après, il faut savoir que les salaires fluctuent beaucoup et que les salaires d'entrée sont souvent plus bas qu'à Paris mais il faut également garder en tête que l'expérience est plus forte et enrichissante et que le réseau se construit plus vite ici."

Penses-tu qu'il y a une famille ESEO et que représente-t-elle ?
"Oui, une famille ESEO existe pour moi, de part l'AESEO. Pour moi, elle représente un apport de contacts, mais aussi de connaissances, conseils et peut aider à s'ouvrir sur tout ce qui se passe autour. Elle permet également d'apporter des opportunités si certains membres de cette famille en ont."

Pourquoi as-tu choisi de t'expatrier ?
"Pour voir autre chose que la France, pour avoir une nouvelle expérience et l'Asie m'attirait. En France, il est assez difficile d'être entrepreneur. Ici, il y a beaucoup plus de gens, plus d'opportunités. Il est donc plus facile de monter son projet perso."

Que penses-tu de ce projet ?
"J'aurais aimé que cela se fasse plus tôt car cela donne une vue beaucoup plus sociale à l'école."

Un conseil pour les étudiants ?
"Faites des stages à l'étranger ! L'ESEO a raison de vous forcer à avoir cette expérience car cela apporte une nouvelle vision du monde.
Pour ceux qui vont à CityU : Have Fun !"

Rencontre avec Ambroise Couissin, promo 2012

août 21, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Pendant mon périple à Hong-Kong, j'ai fait la rencontre d'Ambroise, promo Bardeen, revenu à Hong-Kong pour son stage de fin d'études après sa dernière année à l'ESEO.

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Quelle est ton expérience en Asie ?
"Je suis arrivé à Hong-Kong pour la rentrée du bi-dipôme à CityU fin 2011. Après cette super année, j'ai dû retourner à Angers pour effectuer mon dernier semestre de I3. Je suis ensuite revenu ici à Hong-Kong pour faire mon stage de fin d'études, que j'ai trouvé avec l'aide de Boris Roux, également diplômé de l'ESEO, qui avait lui aussi fait son stage à Jensen. Je ne sais pas combien de temps je resterai mais je sais que je suis au moins là pour deux ans."

Quelles sont, selon toi, les qualités essentielles d'un ingénieur, et comment vois-tu ce métier dans trente ans ?
"Pour moi, un ingénieur se doit d'avoir un savoir-être en plus de son savoir technique. Il doit également être à l'écoute, communiquant et capable de résoudre les problèmes qu'on lui soumet.
Dans une trentaine d'années, je pense que le métier aura beaucoup plus de gestion de projets, et c'est pour cela que le savoir-être est important."

Y'a-t-il une famille ESEO pour toi ?
"Oui, mais je trouve qu'il manque beaucoup de liens entre les différents membres de cette famille, entre générations surtout. Je pense qu'il pourrait y avoir plus de soutien de la part des anciens, ce qui n'est pas forcément leur faute. A Hong-Kong, nous avons essayé de garder un contact avec les promo récentes, et on essaye de se rencontrer et de partager certaines opportunités. C'est comme cela que j'ai réussi à obtenir mon stage à Jensen, aidé par Boris, de la promo au-dessus et ça sera au tour de Edouard Debove, promo Cooper de faire son stage de fin d'études dans cette même entreprise."

Penses-tu qu'il y a des opportunités ici pour les ingénieurs français ?
"Je pense que les ingénieurs français sont assez demandés ici du fait de notre polyvalence. Durant notre formation, on nous apprend également à apprendre, ce qui permet cette facilité d'adaptation que certains n'ont pas forcément ici. Je pense que nous avons aussi un meilleur savoir-être et que cela nous permet alors d'évoluer plus rapidement."

Quelles sont les différences entre Hong-Kong et la France à tous niveaux ?
"Côté salaire, je pense qu'on est un peu moins bien payés en moyenne, mais il faut aussi prendre en compte qu'il y a moins de taxes, et avec le niveau de vie qui n'est pas le même, je dirais que cela revient à peu près à la même chose.
Ce qui est très enrichissant aussi à Hong-Kong, c'est la dimension multi-culturelle ; il y a beaucoup d'étrangers ici et ce sont souvent des gens assez ouverts. Les connexions se font donc assez rapidement et cela nous aide à nous ouvrir et apprendre beaucoup de choses que les différentes cultures. Je pense que c'est un gros plus, et c'est une des raisons pour laquelle je me suis expatrié.
Au niveau des différences culturelles, il y en a évidemment tous les jours. Travailler avec des Hong-Kongais et des Chinois mainland nous montre déjà que leur mentalité est vraiment différente de la nôtre."

Que penses-tu de ce projet ?
"C'est une très bonne idée ! Ici, nous avons essayé de prendre et garder contact avec les promo qui arrivent en diplôme, pour leur faire partager nos conseils, nos bons plans ou opportunités. En revanche, pour les promo avant nous, c'est plus difficile, il n'y a pas assez de contact et de communication.
J'aimerais que le réseau ESEO soit plus développé pour justement pouvoir avoir ce contact entre des ingénieurs de générations différentes."

As-tu un conseil pour les étudiants ?
"Plusieurs : essayez de développer votre savoir-être, allez vers les autres et n'ayez pas peur ! Donnez-vous à 200% au début, surtout en début de carrière et anticipez le marché pour acquérir les compétences nécessaires."

Rencontre avec Adrien Moreau, promo 2011

août 19, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Rencontre avec Adrien Moreau, de la promo Jeanneteau, travaillant dans une jeune start-up Hong-Kongaise, Jarkas Lab.

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Qu'est-ce qu'un ingénieur d'après lui ?
Selon lui, un ingénieur doit être curieux et doit avoir envie de résoudre des problèmes, principalement techniques.

Est-ce l'ESEO qui l'a amené en Asie ?
L'ESEO a bien sûr aidé, avec le bi-diplôme à CityU, mais son envie d'aller en Asie venait plutôt de lui à l'origine. Selon lui, l'expatriation est un très bon moyen de s'ouvrir et découvrir de nouvelles cultures. Cela permettrait également d'"avoir plus de recul par rapport à la vie que l'on pourrait mener en France." Il pense également que Hong-Kong est plus dynamique que la France et donc offre plus d'opportunités.

Comment a-t-il débuté sa carrière ?
Après son bi-diplôme, il a ensuite effectué son stage de fin d'études à Hong-Kong.  Ayant par la suite une opportunité chez BOSCH en Allemagne, il quitte donc Hong-Kong et y reviendra un an plus tard, pour exercer le métier d'ingénieur R&D dans une start up hong-kongaise.

Comment envisage-t-il son avenir professionnel ?
Il est actuellement sur un projet afin de monter sa propre entreprise, puisqu'il considère que c'est "la période la plus propice pour ce genre de projets", et qu'il faut se lancer maintenant ou jamais.
Concernant son expatriation, il explique que c'est difficile de se projeter dans l'avenir. Il pense néanmoins rester en Asie les deux prochaines années et verra par la suite les opportunités qui s'ouvriront à lui.

Quelles sont, selon lui, les opportunités pour les ingénieurs français en Asie ?
Hong-Kong étant une place financière, il m'explique qu'il est donc assez difficile de mettre le métier d'ingénieur en avant. Il ajoute de plus que les compétences des ingénieurs français ne sont pas forcément reconnues en Asie, donc plus cela devient plus compliqué pour se vendre. Cependant, si l'on arrive à bien se vendre ou si l'on trouve un poste dans une entreprise française, les salaires pourront devenir très intéressants. Il m'avoue penser gagner plus en Asie que s'il était resté en France.

Qu'en est-il du niveau de vie et des différences culturelles ?
Il m'explique que les niveaux de vie en France et en Asie sont différents et difficilement comparables. Alors qu'en France les logements sont grands et la qualité de l'air est bonne, à Hong-Kong, les logements sont minuscules et l'air est plus pollué. Le système de taxes est également différent ainsi que les assurances maladie.
Du côté des différences culturelles, les façons de travailler sont bien sûr assez éloignées. En Chine, "les ordres viennent d'en haut et il y a peu d'initiatives de la part des employés chinois. En France, nous travaillons plus sur le même pied d'égalité et nous prenons plus d'initiatives."

Un mot sur le projet ?
Il aurait bien aimé avoir ce genre de projet quand il était à l'ESEO, montrant les différents parcours des ingénieurs, mais aussi avoir un retour vidéo, pour pouvoir mettre des visages sur un réseau d'anciens.

Un conseil pour les étudiants ?
Faites ce dont vous avez envie ! Et restez éloignés des SSII ! 😉

Rencontre avec Romain Pitz, promo 2010

août 13, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Parmi la dizaine d'ingénieurs ESEO basés à Hong-Kong, j'ai pu rencontrer Romain Pitz, de la promo Ampère, qui m'a invitée dans les locaux de son entreprise, au 36ème étage, avec vue sur la baie.

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Comment et quand est-il arrivé à Hong-Kong ?
C'est le bi-diplôme avec CityU qui l'a amené à Hong-Kong il y a trois ans, alors qu'il cherchait à partir à l'étranger. A l'origine attiré par l'Australie, il a finalement décidé d'aller à la découverte de l'Asie, plus abordable financièrement mais aussi au centre de l'actualité à l'époque.
A la suite de son bi-diplômé, il a tout d'abord travaillé pour une marque de lingerie, où il était en charge de développer l'e-commerce de la société. Après trois mois, il arrive ensuite chez Veolia, où il avait pour mission d'implémenter un erp développé à Paris. Une mission qu'il n'oubliera pas et qu'il qualifie de "super expérience" tant il a appris de choses et tant il était sous pression pour donner des résultats tout le temps, sans perdre de temps. Il travaille à présent pour X-Rite Pantone, compagnie fabriquant des appareils électroniques permettant de mesurer les couleurs, où son rôle est de faire le sourcing pour les produits fabriqués en Asie.

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D'après lui, quelles sont les opportunités pour les ingénieurs français en Asie ?
Selon lui, il y a "beaucoup d'opportunités pour les ingénieurs ayant déjà de l'expérience, il est difficile de s'imposer en tant que junior". Il a en effet eu besoin de quelques mois avant de décrocher son stage et son poste actuel, tout en sachant que l'obtention du diplôme de CityU est censé aider dans les recherches, l'université étant très bien placée dans le classement des universités d'Asie.

Comment envisage-t-il son avenir professionnel ?
Il rêve entrepreneuriat. Pour lui, les grosses entreprises ont trop de process, tout est trop défini, il n'y a pas énormément de liberté d'action. Les petites sociétés, quant à elles, offrent plus de responsabilités, et sont selon lui plus intéressantes.
Niveau lieu de travail, il pense rester en Asie encore une ou deux années puis envisage de tenter les Etats-Unis, car il apprécie leur façon de travailler.

Qu'en est-il du salaire en comparaison avec la France ?
Il m'explique que c'est difficile de généraliser et de comparer. En effet, il y a très peu de taxes à Hong-Kong alors qu'il y en a beaucoup en France. Concernant son propre cas, il a été embauché dans sa compagnie américaine par un Français, qui connaît donc la valeur des ingénieurs français. Il m'avoue alors qu'il n'a pas trop à se plaindre de son salaire !

Un mot sur le projet ?
Il trouve que c'est une très bonne idée et que ça aidera à "rapprocher la famille ESEO" puisqu'il trouve qu'on ne encourage pas assez à être une famille lors de la formation.

Un conseil pour les étudiants ?
"Voyagez ! Faites un an en France pour avoir de l'expérience puis partez découvrir de nouvelles cultures et vous ouvrir !"

Rencontre avec Nicolas Bizard, promo 2006

août 5, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Quelques jours après mon arrivée à Hong-Kong, j'ai pu rencontrer Nicolas Bizard, promo de Vinci, un mois avant son retour définitif en France.

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Selon lui, qu'est-ce qu'un ingénieur et quelles sont ses qualités ? Il m'explique que, pour lui, un ingénieur doit "savoir anticiper les problèmes que l'on peut rencontrer sur un projet. Il doit les éviter ou les régler afin de ne pas perdre de temps et retarder la fin d'un projet."

Comment a-t-il débuté sa carrière ?
Il est d'abord arrivé en Asie en 2006, afin de suivre la formation avec l'ESAI, proposée par l'ESEO. A la suite de cela, il est arrivé à Hong-Kong sans travail mais après quelques mois de recherche, il a réussi à trouver une entreprise belge dans le domaine qui lui plaisait : l'audiovisuel,où il avait pu faire quelques stages durant sa formation. Cela fait donc maintenant quatre ans qu'il exerce chez EVS et est ravi de l'évolution de son pote qu'il trouve intéressante puisqu'il a pu voir différentes choses depuis son arrivée.

Comment envisage-t-il son avenir professionnel ?
Il m'explique qu'après sept ans, il a à présent envie de revenir en France et c'est d'ailleurs ce qu'il a fait en juillet dernier puisque son entreprise lui a proposé un poste sur Paris, opportunité qu'il a tout de suite saisie. Il envisage également de reprendre le business de son père, dans quelques années, lui aussi travaillant dans l'audiovisuel.

Qu'en est-il du salaire en Asie, en comparaison avec la France ?
En rentrant à Paris et en restant dans la même entreprise, il me dit que son salaire diminue. Cependant, il m'explique qu'en France, nous avons plus d'avantages, plus de vacances, des loyers parfois moins cher et surtout une assurance maladie.

Selon lui, les ingénieurs français ont-ils des opportunités en Asie ?
D'après lui, il y a moins d'opportunités qu'avant, puisque les ingénieurs chinois sont de plus en plus compétents et deviennent aussi bons que les ingénieurs français. Ce qu'il nous reste, c'est notre capacité à nous adapter, notre esprit d'ouverture. Pour avoir plus de chances de trouver, il faudrait un savoir-faire très précis qu'on ne pourrait pas trouver en Asie. Il y a cependant des niches, tel que la Malaisie, qui se développe rapidement, cherchant alors des talents étrangers.

Quelles difficultés a-t-il pu rencontrer lors de son expatriation ?
Il me raconte que lorsqu'il rentre en France, il voit un fossé entre lui et les personnes qu'il avait l'habitude de côtoyer ; la plupart sont déjà mariés, ont acheté une maison et sont bien installés alors que les ingénieurs expatriés construisent souvent moins que s'ils étaient en France.
Il m'explique également que l'expatriation n'est pas toujours reconnue lors du retour en France. En ayant de grosses responsabilités à l'étranger, on peut revenir en France en retombant au niveau en dessous.

Que pense-t-il du projet ?
Il trouve que c'est une très bonne idée étant donné que durant sa formation à l'ESEO, il n'y avait pas de retours d'expatriés, donc aucune visibilité sur les éventuelles opportunités ou bien de la vie à l'étranger en tant qu'ingénieur. Il espère que son retour pourra aider les gens à partir ou à les motiver à aller voir ailleurs.

Jogja, Bromo, Ijen et Bali, des lieux à ne pas manquer !

juillet 26, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Ci-dessous suite du précédent article sur mon périple en Indonésie...

Après avoir passé un jour à Jogja et visiter tous les temples, il est temps de partir pour le Mont Bromo, volcan de plus de 2 000 mètres d'altitude situé à l'est de Java. Attention, il faut cependant s'attendre à passer entre douze et treize pour l'atteindre depuis Jogja étant donné qu'ils n'ont que de petites routes en Indonésie !
Ne pas louper le lever du Soleil au sommet, vers 5h. 😉

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La suite se passe à Ijen, et surtout au Kawah Ijen, cratère volcanique renfermant un lac acide. Superbe spectacle et très impressionnant. On y trouve également des porteurs de souffre qui font deux allers et retours par jour portant jusqu'à 80 kg de souffre ! Le tout sans presque aucun masque et seulement pour une poignée de Rupiah...

Après ces deux réveils matinaux pour ne pas louper les levers de Soleil, direction Bali !
Au programme, Kuta, la célèbre plage de Bali avec ses nombreux surfers Australiens aux longs cheveux blonds. Kuta est aussi très connue pour sa vie nocturne très animée. J'en garderai d'ailleurs un bon souvenir puisque c'est là qu'on a failli me voler mon portefeuille ! Alors attention aux vendeurs de babioles qui vous attrapent pendant qu'un troisième vous dépouille 😉

Après ces mauvaises aventures, départ pour Ubud, connue pour être le "vrai" Bali et qui est à présent le centre culturel de l'île. A découvrir, la forêt sacrée des singes, sur Monkey Forest Road, les nombreuses rizières au Nord de la ville, des spectacles de danse Balinaise programmés tous les soirs, des petits restos sous forme de cabane et les petits gîtes pour y passer la nuit, à un prix imbattable.

A suivre, les interviews des ingénieurs expatriés à Hong-Kong et Singapour 😉

Ainsi s’achève ce périple asiatique…

juillet 17, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Me voici enfin de retour à Singapour, après mon petit road trip en Indonésie et juste avant de prendre mon avion pour la France. Peu de nouvelles durant ces derniers jours car difficile de poster des articles quand on passe la moitié du temps dans un mini bus !

Itinéraire conseillé pour l'Indonésie :
Sur les conseils de Grégory Audureau, j'ai atterri à Yogyakarta, connue également sous le nom Jogja, située dans le centre de Java. Voilà enfin une ville qui change de tout ce que j'ai pu voir durant ces trois mois en Asie ! De toutes petites et étroites routes (pas aussi propres qu'à Singapour), pas d'immenses buildings repérables à des kilomètres, des calèches et de nombreux becak, qui servent également de lit aux conducteurs.

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Au menu, peu de choix : un Nasi Goreng (Riz frit), Mie Goreng (Nouilles frites) ou Ayam Goreng (Poulet frit) sont les principaux plats que vous trouverez en Indonésie !

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La ville est cependant assez touristique puisque c'est le point du départ d'un itinéraire très connu des touristes : Yogya, avec Borobodur et Prambanan suivi par le Mont Bromo, Ijen et enfin Bali. Sur place, vous trouverez donc de nombreux tour guides qui proposent différents packages à tous les prix. Attention, il faut cependant s'attendre à passer de nombreuses heures dans un mini-bus, avec une clim ne fonctionne pas toujours correctement, contrairement à ce qu'ils vous diront !

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Yogya est une ville très sympathique à découvrir et lors de vos visites aux temples, vous vous ferez prendre de nombreuses fois en photo, encore plus qu'à Shanghai !
Les Indonésiens sont d'une extrême gentillesse, toujours souriants et à poser des tas de questions en finissant par vous serrer la main.

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A suivre...

Les photos arrivent également prochainement (mon appareil m'a laissé tomber à la fin du séjour...)

Singapour, le hub de l’Asie

juillet 1, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Si les ingénieurs ESEO aiment Singapour, c'est aussi parce que c'est le hub de l'Asie ; depuis la Cité-État, il est très facile et peu cher de voyager vers d'autres pays d'Asie.

Tous les ingénieurs rencontrés ici à Singapour me le disent, dès qu'ils ont quelques jours de libres ou même un week-end, ils en profitent pour aller faire un tour en Indonésie, Malaysie ou autre pays d'Asie.

Ayant à présent terminé toutes les interviews de Singapour, j'ai donc décidé d'aller moi-même faire un tour en Indonésie, avec un billet trouvé autour d'une cinquantaine d'Euros seulement ! La suite de mes aventures se déroulera donc en Indonésie, en commençant pas Yogyakarta, Mt Bromo puis Bali.

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Stay tuned ! 😉

A Singapour, un réseau ESEO qui a de l’avenir !

juin 30, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

A Singapour, tous les ingénieurs rencontrés pensaient être seul ici ou au maximum deux ou trois. Lorsque je leur ai dit qu'ils étaient finalement une dizaine, ils n'en revenaient pas !

La réunion des ingénieurs ESEO à Singapour était différente de celles que j'avais pu organiser à Shanghai et Hong-Kong. Ici, les promo sont très différentes les unes des autres, c'est aussi la raison pour laquelle ils ne se connaissaient pas entre eux. En effet, ici les ingénieurs sont diplômés de l'année 1983 à l'année 2013.
A l'occasion du dîner, ils ont donc pu se rencontrer, échanger sur toutes sortes de choses mais surtout se promettre qu'ils doivent garder contact et se rencontrer de temps en temps autour d'un verre.

Eric, diplômé en 1995, avait notamment créé le groupe Alumni ESEO Singapour il y a un an, afin de rassembler les ingénieurs de Singapour. Pour ceux qui arrivent à Singapour, voici le lien du groupe : http://www.linkedin.com/groups/ESEO-Alumni-in-Singapore-4144324
J'invite les ingénieurs expatriés dans d'autres parties du monde à créer le même groupe et le diffuser au maximum pour qu'il soit visite et rejoint pas un maximum d'ingénieurs.

Une idée a également été lancée : fixer une date et rassembler tous les ESEO autour d'un dîner. Qu'ils soient en Amérique ou bien en Asie du Sud-Est, la date devra être la même.
Par la suite, seront publiées sur le site toutes les photos des dîners organisés partout dans le monde. Qu'en pensez-vous ?

Et Singapour, c’est comment ?

juin 27, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Quelques jours après la fin (?) du haze, les buildings sont de nouveau perceptibles et il devient alors plus agréable de se balader dans la ville entre deux interviews.

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Singapour, c'est avant tout une Cité-Etat multiculturelle, puisqu'elle compte différentes ethnies : Chinoise, Malaise, Indienne et le reste provenant d'autres pays occidentaux. Cette diversité ethnique peut être facilement retrouvée dans certains quartier de Singapour, tel que Little India ou encore Chinatown, où l'on retrouve la joie de négocier les prix comme en Chine.

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Comme Hong-Kong, les loyers de Singapour sont eux aussi très élevés mais sont plus grands et les bâtiments sont en meilleur état. L'état est également plus spacieux et la population est moins dense, comptant environ six millions d'habitants.

La nourriture est quant à elle très bon marché si l'on choisit de manger dans un des nombreux Food Courts, endroits composés de nombreuses tables et comprenant de multitudes de stands proposant toute sorte de choses : des Roti Prata aux dumplings, en passant par le fameux Chicken Rice ou Fish Head Curry. Dans ces Food Courts, également appelés Hawker Centers, il est donc possible de manger pour 3-4 S$, soit aux alentours de 2€ !

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Singapour est également connue pour ses nombreuses interdictions, dont certaines sont pour le moins... très étranges !
En effet, selon la loi, il est interdit d'enlacer quelqu'un sans son consentement.
Les durians ne sont pas les bienvenus dans le métro et il est également interdit de vendre des chewing-gums ainsi que de se promener nu à l'intérieur de sa propre maison ! Et il y en a encore bien d'autres...

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Du côté des diplômés :
A ce jour, j'ai pu rencontrer six diplômés de tout âge, diplômé de 1983 à 2011 ! Il est donc très intéressant de pouvoir voir comment la formation a pu évoluer, comment était l'ESEO il y a quelques années et l'évolution de certains métiers.
Parmi ces ingénieurs, Eric Mouchel La Fosse m'a fait part de son histoire, qui montre bien que le réseau des anciens fonctionne et qu'il faut s'en servir ! En effet, dès sa sortie de l'ESEO en 1995, il souhaitait partir à l'étranger et a donc fait appel à l'AESEO. Après quelques mails échangés, il s'est par la suite retrouvé à Singapour.
Par la suite, lorsqu'il a voulu retourner en France, il a de nouveau fait appel au réseau qui lui a permis de trouver un nouvel emploi à Toulouse pour quelques années...
Un belle preuve qui montre que le réseau des ingénieurs ESEO fonctionne bel et bien et qu'il ne faut surtout pas l'oublier !

Le dîner de Singapour a été tenu hier, le mercredi 26 juin, à 19h30 au restaurant O Batignolles. Étaient attendus neuf ingénieurs, qui n'avaient jusqu'alors aucune idée qu'il y avait autant de diplômés ESEO ici ! La dîner fut une réussite ; tous étaient ravis de se rencontrer et d'échanger sur leur vie actuelle mais aussi sur leur passé à l'ESEO.

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Hazy Singapore

juin 20, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Alors que j'entame mes premiers jours à Singapour, l'air se fait de plus en plus pollué et brumeux et l'on ressent assez vite une gêne au niveau de la respiration. Mais que se passe-t-il ?!

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Il semblerait en effet que je sois tombée au mauvais moment, même si le problème revient tous les ans. Depuis quelques jours, la cité-Etat vit sous un épais nuage de fumée des feux venant de l'île voisine, l'Indonésie. Ce problème est certes récurrent pour Singapour et son voisin la Malaisie, mais il atteint cette année un nouveau record, potentiellement dangereux pour la santé des citoyens.

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L'indice Pollution Standards Index (PSI) a en effet atteint aujourd'hui 371, estimé "dangereux" pour la santé, alors qu'un indice compris entre 201 et 300 est très insalubre.
C'est donc un nouveau record enregistré cette année, après le pic de 226 enregistré en 1997. La pollution est tellement élevée qu'ils sont à présent en rupture de stocks de masques jetables dans tous les commerces !

Heureusement que j'ai une maman infirmière qui a tout prévu et m'a donné dix masques avant de partir ! 😉

Next step : Singapour !

juin 16, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Demain, je m'envole pour la prochaine et dernière de mes trois destinations : Singapour, la cité-état également connue sous le nom de ville jardin.

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J'ai beaucoup apprécié ce mois à Hong-Kong et je remercie tous ceux avec qui j'ai passé du temps pour ces supers moments. De supers rencontres, un réseau ESEO plutôt fort ici à Hong-Kong, bref, un super mois !

Continuez de suivre mes aventures à Singapour dès demain ! 😉

Je suis également toujours à la recherche de certains contacts :
Frank Tran, promo 2003
Jérôme Le Tarnec, promo 2004
Si vous avez ces contacts, merci de me les donner !

Un parcours atypique

juin 14, 2013 dans Sha'Ho'Sing Tour par Lucie CANUET

Dans ma recherche d'ingénieurs en Asie, il y en a quelques-uns que je n'arrivais pas à contacter, dont Jérôme Abed-Martin de la promo 2005. Il y a quelques jours, j'ai enfin réussi à avoir une réponse qui m'a quelque peu surprise.

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A 32 ans, Jérôme exerce un métier tout autre que celui du métier d'ingénieur, qu'il a quitté il y a maintenant quatre ans pour se consacrer à sa passion : la musique.

A présent auteur-compositeur globe-trotteur, il a parcouru pendant 3 ans plus de 40 pays avec son charango à la recherche de rencontres musicales. Lorsqu'il a quitté sa vie citadine, il a également créé ZikAround, un nouveau concept de groupes de musique sans frontières où il regroupe des musiciens de toute part du monde qui ne s'étaient jamais rencontrés.

Je vous invite à présent à faire un tour sur son site http://www.zikaround.com et à le partager pour les amoureux de musique du monde ou ceux qui veulent simplement aider un ancien électron dans sa nouvelle voie ! 😉

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